Et si nous cultivions nos relations en famille à l’engrais du positif ? (2/3)

 

Sortir du rôle de juge-arbitre et permettre à nos enfants de développer leur autonomie.

 

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Dans le dernier article, nous avons débuté notre série « Et si nous cultivions nos relations en famille à l’engrais du positif » en commençant par le début ! Ainsi, nous avons parlé de :

  • l’importance de changer nos perceptions et de chausser nos lunettes à filtre positif pour mieux voir toutes les choses merveilleuses que nos enfants font, ainsi que 
  • comment dire, exprimer notre contentement.

 

En tant que parents, nous nous demandons souvent pourquoi nos enfants manquent de confiance en eux, ont souvent besoin de notre avis, voire sont peu autonomes.  Pourquoi faut-il leur dire de ranger leur chambre tout le temps, de faire leurs devoirs ? Quand vont-ils enfin devenir autonomes pour leur travail en classe et comprendre que c’est POUR LEUR BIEN !!

Une partie de la réponse se situe peut-être dans la façon dont nous interagissons avec nos enfants sur ces sujets.

 

Alors comment créer un environnement dans lequel nos enfants se sentent stimulés à se développer, développent confiance et estime de soi ?

Depuis qu’ils sont tout petits, nous entourons nos enfants de beaucoup d’attention, nous les encourageons : « ouiiiii, c’est super tu as pris un hochet dans ta main », jusqu’à « Bravooo tu as eu ton bac !».

Et ce processus participe grandement à l’apprentissage – surtout des plus petits. Nos expressions de contentement leur donnent un feedback positif, leur signalent qu’ils sont dans la bonne direction et les encourage à poursuivre.

Le seul souci c’est que parfois, nos enfants font de notre jugement, positif ou négatif, le seul qui vaille. A force de s’entendre dire seulement « Oh quel beau dessin » ou « Dis donc là tu as un peu dépassé » ils ne développent pas leur capacité à prendre du recul et regarder avec confiance ce qu’ils ont accomplis. Ils ont besoin de nous pour savoir si ils peuvent être contents ou pas. Du coup, plus tard cela ne les aidera peut-être pas à développer leurs propres moteurs, en particulier dans les moments de leur développement dans lesquels ils auront plus tendance à s’opposer à nous !

Alors comment faire ?? 2 pistes pour vous.

 

Et eux, qu’en pensent-il ?

Je vous propose de tester quelque chose de tout simple – et qui en fait change beaucoup de chose en terme de posture.  Avant de prendre l’habit de juge / arbitre, de dire c’est bien / pas bien, intercalez toujours quelque chose qui soit centré sur votre enfant – pour que lui puisse s’exprimer. Par exemple, quand il vient avec une bonne nouvelle : « J’ai eu 14 à mon interro de math ! » au lieu de dire – « C’est super, bravo etc etc… » se centrer sur lui en l’écoutant activement et en lui disant « Tu as l’air super content » et en continuant ainsi à l’écouter plusieurs fois.  Ainsi, il prendra vraiment contact avec son sentiment, son émotion et la nourrira, la fera grandir en lui. Il saura mieux pourquoi c’est chouette d’avoir bien préparé son interrogation, pour lui – pas pour nous.

Si votre enfant vient vous montrer son dessin, plutôt que de dire « C’est très beau », tentez autre chose !! Intercalez une communication qui parle de lui – plutôt que de vous. Par exemple, vous pouvez lui demander « Et toi, qu’en penses tu de ton dessin ? Qu’est ce qui te plait beaucoup ? » - et s’il a l’air tout content en vous le montrant même recette : « Oh dis donc tu as l’air tout content. ».

 

Remplaçons les jugements – même positifs – par des Messages – Je

Dans un second temps bien sur on pourra lui dire – si il le souhaite – ce que nous en pensons. Et là – en toute authenticité – remettons nos lunettes positives et restons dans le Message Je (cf article dernier numéro). Evitons les « Tu vois quand tu bosses un peu cela fait la différence » ou le « Super la prochaine fois tu feras encore mieux ». Sortons des jugements, même positifs et tentons plutôt : « Je suis vraiment contente de te voir si heureux. Et puis aussi parce que tu as beaucoup travaillé et que cela a porté ses fruits !! ».

Ainsi, nous sortons de la position de juge-arbitre et nous accompagnons nos enfants. Ils deviennent capables de s’auto évaluer en toute bienveillance et c’est certainement magique pour s’autonomiser. Votre bienveillance sera contagieuse et les portera. Essayez, c’est merveilleux.

Alors bien sur parfois, les enfants habitués à nous entendre dire « C’est bien » ou « C’est pas bien » réclameront notre jugement. Ils ont tellement l’habitude que ils se sentiront peut-être perdus si on leur dit « Et toi, comment le trouves-tu ton dessin ?» avant de donner notre avis. Il faudra peut-être leur expliquer quelque chose d’important: c’est leur propre regard sur ce qu’ils ont fait qui compte. Le notre est secondaire. Et croyez moi, ils comprendront vite !!

 

Donnez nous des nouvelles de vos essais sur Facebook !!

 

Bel hiver à tous,

Nathalie Reinhardt

Présidente Les Ateliers Gordon

www.ateliergordon.com

 

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